Lettre ouverte aux sénateurs belges
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Nous, Turcs de Belgique, sommes très préoccupés par la volonté affichée par certains d’amener le Parlement belge à étendre le champ de la loi du 23 mars 1995 visant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la Seconde Guerre mondiale afin d’y inclure le prétendu génocide arménien.
Déplorant, pour notre part, l’ensemble des pertes humaines liées à la tragédie survenue entre 1914-1922 en Anatolie orientale, quelles soient turques ou arméniennes, nous ne pouvons qu’être indignés du parti pris, cette année encore en Occident, d’honorer la seule mémoire des victimes arméniennes, au mépris de celle de centaines de milliers de Musulmans victimes des atrocités et des massacres de masse perpétrés au cours de cette même période par les Arméniens.
Au cours de l'histoire, des millions de Turcs ont été victimes de la purification ethnique pratiquée dans les Balkans par les Grecs, les Bulgares, les Macédoniens, les Serbes, et dans le Caucase, par les Russes. Du milieu du 19ème siècle aux Guerres balkaniques (1912-1913), des centaines de milliers de Turcs ont ainsi été exterminés, le patrimoine culturel et des siècles de présence turque ont été éradiqués: quartiers, villages et mosquées ont été rasés et détruits. Lors de la Première Guerre Mondiale, Turcs et Arméniens ont mené combat, les premiers pour leur survie, les seconds pour réaliser leur folle chimère de création, sur les décombres de l'Empire ottoman, d'une Grande Arménie indépendante, objectif au nom duquel ils ont noyé dans le sang l'Est de l'Anatolie.
Si l'Europe veut rester fidèle à ses valeurs humanistes, il lui faut porter un regard juste, équilibré et non partial sur la tragédie ayant marqué cette période de l’histoire et respecter la mémoire de toutes les victimes, quelle que soit leur origine ou leur religion.
Les parlementaires et l'opinion publique belges semblent, pour l’heure, s'accommoder sans mal de ce devoir de mémoire pratiqué à géométrie variable. Or un tel exercice exige vérité et reconnaissance des souffrances de toutes les victimes. Nous en sommes très loin. La mémoire bafouée des centaines de milliers de Musulmans massacrés par les Arméniens attend toujours réparation et justice. Nous n'accepterons jamais de nous voir imposer, sans possibilité de faire prendre en compte les arguments que nous apportons dans le débat, une lecture de l'histoire qui revient, dans les faits, à méconnaître la souffrance et la douleur éprouvées également par les Turcs.
L'occultation des crimes arméniens et l'irrespect témoigné aux morts musulmans sont non seulement indécents, ils blessent profondément la nation turque. Ils alimentent en permanence un vif sentiment d'injustice et empêchent une réconciliation turco-arménienne qui ne peut reposer que sur une reconnaissance des responsabilités partagées et l’expression d'un pardon mutuel pour les tragiques événements qui ont endeuillé l'Anatolie.
Nous, Turcs de Belgique, estimerions dès lors intolérable que les parlementaires belges s’alignent purement et simplement, sous la pression de la diaspora arménienne, sur la "thèse officielle arménienne", pour reprendre la formule de l’intellectuel arménien d'Istanbul, Etyen Mahçupyan.
A l'heure où la Turquie a proposé à l'Arménie d'engager un débat historique à travers une commission d'experts chargés de faire toute la lumière sur la tragédie turco-arménienne de 1914-1922, nous condamnons la campagne révisionniste et liberticide des lobbyistes arméniens et appelons les parlementaires belges à ne donner crédit en aucune manière, a fortiori dans le cadre de l’examen du projet de loi actuellement évoqué par le Sénat, aux allégations arméniennes de "génocide", qui, rappelons-le, n'ont fait l'objet d'aucune reconnaissance juridique de la part d'un tribunal national ou international.
Nom prénom Ad Soyad
Adresse..
Face aux allégations arméniennes, nous exigeons une lecture équilibrée de l’Histoire!
Extrait de http://turk.skynetblogs.be/
Nous, Turcs de Belgique, sommes très préoccupés par la volonté affichée par certains d’amener le Parlement belge à étendre le champ de la loi du 23 mars 1995 visant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la Seconde Guerre mondiale afin d’y inclure le prétendu génocide arménien.
Déplorant, pour notre part, l’ensemble des pertes humaines liées à la tragédie survenue entre 1914-1922 en Anatolie orientale, quelles soient turques ou arméniennes, nous ne pouvons qu’être indignés du parti pris, cette année encore en Occident, d’honorer la seule mémoire des victimes arméniennes, au mépris de celle de centaines de milliers de Musulmans victimes des atrocités et des massacres de masse perpétrés au cours de cette même période par les Arméniens.
Au cours de l'histoire, des millions de Turcs ont été victimes de la purification ethnique pratiquée dans les Balkans par les Grecs, les Bulgares, les Macédoniens, les Serbes, et dans le Caucase, par les Russes. Du milieu du 19ème siècle aux Guerres balkaniques (1912-1913), des centaines de milliers de Turcs ont ainsi été exterminés, le patrimoine culturel et des siècles de présence turque ont été éradiqués: quartiers, villages et mosquées ont été rasés et détruits. Lors de la Première Guerre Mondiale, Turcs et Arméniens ont mené combat, les premiers pour leur survie, les seconds pour réaliser leur folle chimère de création, sur les décombres de l'Empire ottoman, d'une Grande Arménie indépendante, objectif au nom duquel ils ont noyé dans le sang l'Est de l'Anatolie.
Si l'Europe veut rester fidèle à ses valeurs humanistes, il lui faut porter un regard juste, équilibré et non partial sur la tragédie ayant marqué cette période de l’histoire et respecter la mémoire de toutes les victimes, quelle que soit leur origine ou leur religion.
Les parlementaires et l'opinion publique belges semblent, pour l’heure, s'accommoder sans mal de ce devoir de mémoire pratiqué à géométrie variable. Or un tel exercice exige vérité et reconnaissance des souffrances de toutes les victimes. Nous en sommes très loin. La mémoire bafouée des centaines de milliers de Musulmans massacrés par les Arméniens attend toujours réparation et justice. Nous n'accepterons jamais de nous voir imposer, sans possibilité de faire prendre en compte les arguments que nous apportons dans le débat, une lecture de l'histoire qui revient, dans les faits, à méconnaître la souffrance et la douleur éprouvées également par les Turcs.
L'occultation des crimes arméniens et l'irrespect témoigné aux morts musulmans sont non seulement indécents, ils blessent profondément la nation turque. Ils alimentent en permanence un vif sentiment d'injustice et empêchent une réconciliation turco-arménienne qui ne peut reposer que sur une reconnaissance des responsabilités partagées et l’expression d'un pardon mutuel pour les tragiques événements qui ont endeuillé l'Anatolie.
Nous, Turcs de Belgique, estimerions dès lors intolérable que les parlementaires belges s’alignent purement et simplement, sous la pression de la diaspora arménienne, sur la "thèse officielle arménienne", pour reprendre la formule de l’intellectuel arménien d'Istanbul, Etyen Mahçupyan.
A l'heure où la Turquie a proposé à l'Arménie d'engager un débat historique à travers une commission d'experts chargés de faire toute la lumière sur la tragédie turco-arménienne de 1914-1922, nous condamnons la campagne révisionniste et liberticide des lobbyistes arméniens et appelons les parlementaires belges à ne donner crédit en aucune manière, a fortiori dans le cadre de l’examen du projet de loi actuellement évoqué par le Sénat, aux allégations arméniennes de "génocide", qui, rappelons-le, n'ont fait l'objet d'aucune reconnaissance juridique de la part d'un tribunal national ou international.
Nom prénom Ad Soyad
Adresse..
Face aux allégations arméniennes, nous exigeons une lecture équilibrée de l’Histoire!
Extrait de http://turk.skynetblogs.be/

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